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Le VIH/sida et la sécurité alimentaire dans les pays riches en ressources

L’infection à VIH et une maladie dévastatrice dont souffrent plus de 33 millions de personnes dans le monde1. Au Canada, les taux d’infection à VIH sont élevés dans les populations vulnérables, dont les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes, les personnes qui s’injectent des drogues, les Autochtones[1] canadiens marginalisés et les femmes, lesquelles constituent maintenant, en nombre et en proportion, un groupe de personnes vivant avec le VIH/sida (PVVS) beaucoup plus important qu’il y a quelques dizaines d’années2. La prévalence de la maladie a augmenté ces dernières années : en 2008, environ 65 000 Canadiens et Canadiennes étaient atteints du VIH, ce qui représentait une augmentation de 14 % par rapport à 2005. Cette augmentation s’explique en partie par le traitement antirétroviral (TAR), qui prolonge la vie chez davantage de PVVS.

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  • La sécurité alimentaire est un des principaux déterminants de la santé et existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.
  • Un bon état nutritionnel est essentiel à la fonction immunitaire et au maintien d’une bonne santé chez les personnes vivant avec le VIH/sida (PVVS), mais de nombreuses PVVS vivent dans la pauvreté et ont du mal à se procurer des aliments abordables et nutritifs. La prévalence de l’insécurité alimentaire chez les PVVS des pays riches en ressources (comme le Canada) va de 49 à 71 %.
  • Un cercle vicieux peut se mettre place quand le VIH/sida et l’insécurité alimentaire s’aggravent l’un l’autre par des processus nutritionnels, mentaux et comportementaux.
  • Certains groupes de la population sont plus menacés que d’autres par le cycle VIH-insécurité alimentaire, dont les Autochtones canadiens, les femmes monoparentales qui ont des enfants à charge ou s’occupent d’autres membres de leur famille et les personnes âgées vivant avec le VIH/sida et qui sont pauvres.
Les stratégies communautaires convenables d’amélioration de l’accès aux aliments et les démarches fondées sur des politiques en amont visant à réduire les inégalités pourraient être les mesures les plus prometteuses pour réduire la transmission et améliorer les paramètres associés au VIH et qui touchent la nutrition, la santé mentale et le comportement.